Pierre Berthet
(Photo : F. Le Junter)
e.mail :pierre.berthet@mail.be
ACTUALITE-PROJETS :
Cliquez ici pour des photos d’une performance récente
18 sept 2010 : solo chez
¨Q-O2 werkplaats
juillet-aout 2010 :
Singuhr- Hoergalerie : "extended drops", nouvelle installation.
Vernissage le 1 juillet.
Avec l’aide du CRFMW (Patrick Delges) et de SMart asbl.
Singuhr- Hoergalerie
Nouveau C.D. : extended loudspeakers. chez sub rosa cliquez sur l’image pour agrandir celle-ci. Pour lire un commentaire et entendre des extraits,cliquez ici :aquarius records et tapez pierre berthet dans "keywords". Voici un autre commentaire par Nicholas Hennies, et en français par Pierre Hemptine.
PERMANENT : houses of sounds, installation sonore dans le "klankenbos"
INSTALLATIONS :
haut parleurs prolongés et exemples d’applications
expirateur
bois creux
ressort prolongé
tambours tubulaires, gouttes et ressorts
piano prolongé
ACCUEIL-INTRODUCTION ET GENERALITES :
Quand
on croit entendre un son, il est rare que ce n’en soit
qu’un. Quand on prend le temps de l’écouter, on se rend
compte qu’il est formé d’une multitude de sons
superposés
plus ou moins mouvants. S’ajoutent à ceux-ci tous ceux qu’on
entend
plus ou moins sans s’en rendre compte mais dont la présence
plus
ou moins perçue donne au son les qualités qui le
font reconnaître.
En jouant avec les sons pour explorer les applications pratiques de
ce principe, j’ai été amené
à construire divers dispositifs pour
surprendre et même tromper mes oreilles.
En les étonnant, diverses
questions viennent à se
poser : ce que
j’écoute est-il bien là ou est-ce moi qui
l’invente ? Pourquoi est-ce-que
j’entends ce son maintenant et pas avant ? Est-ce-qu’il était
là avant ?
Et quand mon attention aura été
attirée vers d’autres sons, sera-t-il
encore là ? Puis-je y revenir de temps en temps ou bien
a-t-il
complètement disparu ? Ou bien suis-je tant
captivé par les autres
sons que je ne l’entends plus ? Est-ce-que je m’en souviens assez
pour le reconnaître ? Est-ce le son qui change ou la
manière de
l’écouter ? Ou les deux ? Où est la limite entre le
monde extérieur et le
monde intérieur, si il y en a une, et comment l’un
nourrit-il l’autre ?

Il y a quelques années, j’ai étudié la
percussion au conservatoire de
Bruxelles avec André Van Belle et Georges-Elie Octors.
Parallèlement,
pendant deux ans, j’ai passé beaucoup de temps dans un
clocher à
jouer du carillon et à écouter les bruits de
l’environnement.
En écoutant diverses musiques et en fréquentant
au conservatoire de
Liège les cours d’improvisation de
Garrett List , les cours
de
composition de Frederic Rzewsky et les cours d’
Henri Pousseur j’ai retrouvé la pente
naturelle sur
laquelle je glissais depuis mon plus jeune âge, consistant
à frapper,
frotter, secouer ou lancer des objets
hétéroclites pour entendre les
sons pouvant s’en échapper.
Puis je me suis progressivement orienté vers la prolongation
d’objets
ou d’instruments par des fils aboutissant à des bidons,
probablement
sous l’influence de musiciens, plasticiens et performeurs dont les
travaux sur des fils plus ou moins longs m’ont impressionné :
Jim
Burton,
Alvin Lucier, Terry Fox, Paul Panhuysen,
Ellen Fullman...
J’ai également beaucoup appris en jouant
régulièrement pendant une
petite dizaine d’années dans le groupe d’
Arnold Dreyblatt :
"The orchestra of excited strings". De même qu’en duo avec
Frédéric LeJunter.